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Vigo-Porto Santo : 1ère grande traversée

écrit par Charlotte


Le mercredi 11 septembre, nous quittons notre joli mouillage en face de Vigo pour le port de Cangas en fin d’après-midi pour larguer les amarres vers 23h. Ces quelques heures au port nous permettent de faire un plein d’eau et d’électricité, de faire quelques courses et de profiter de notre dernière douche avant 7 jours sans toucher terre !

C’est notre première longue traversée ! Paul, Camille et Côme craignent peut-être le mauvais temps ou de croiser des cargos non-indiqués sur l’AIS pendant la nuit. Ma plus grande peur est pour ma part le mal de mer. J’avale donc mon mercalm avec une petite appréhension et nous quittons tranquillement le port avec l’aide de nos voisins de ponton néerlandais qui effectue le même itinéraire que nous.

La vie à bord est rythmée par notre roue des services très sophistiquée qui se calque aussi sur notre système de quarts.


Concrètement, jusqu’à 10h30, tout le monde dort à part celui qui est de quart. Nous nous retrouvons souvent vers 10h30 pour le petit déjeuner. Chacun s’occupe comme il veut entre lecture, tentative de pêche, films, tissage de bracelets brésilien, recherche de dauphins jusqu’à 13h où nous nous retrouvons souvent dans le cockpit pour notre sujet de conversation préféré : que mange-t-on pour le déjeuner ? un long débat s’ensuit : salade de pâtes ? non déjà mangé des pâtes hier. Conserves ? non prendre en priorité les légumes frais. Ratatouille ? non trop long. Le cuisinier du jour a toujours le dernier mot : ce sera quiche brocoli-chèvre pour 4 matelots légèrement flexitariens.

Puis après le déjeuner, reviennent les occupations du matin. Si les conditions le permettent, c’est-à-dire pas trop de vent et pas de trop de houle, nous lançons une compétition de jeux de société avec le 7 Wonders et les colons de Catane. Enfin, re-débat pour le diner puis dodo. Plus nous naviguons vers le sud, plus le soleil se couche tôt.


Jusqu’au samedi 14 septembre, les conditions de navigations sont géniales : peu de nuage, grand soleil, peu de houle et un bon vent régulier entre 13 et 17 nœuds qui nous pousse au grand largue entre 5 et 6 nœuds.

A partir de samedi, le vent dégringole à 7 nœuds laissant une houle peu agréable. Les voiles ne portent plus et Kerwatt se laisse alors porter par les vagues. Ma peur du mal de mer réapparait et ma cure de mercalm reprend.

Kerwatt n’aime pas la pétole surtout la grand voile qui n’arrivant pas à se gonfler faseye sans cesse. Le vis-de-mulet qui permet l’axe entre la bôme et le mât travaille beaucoup et nous nous rendons compte qu’il est assez endommagé. Nous attachons alors la bôme avec une amarre pour que la grand voile reste du même côté.


Levé de soleil

Coucher de soleil

L’absence de vent nous permet de sortir les jeux de société et surtout de prendre le temps de cuisiner. Camille nous prépare des délicieuses mousse au chocolat avec l’huile de coude pour remplacer le batteur électrique, Paul nous fait sa spécialité : gâteau au chocolat et au beurre (200 gr de beurre pour 200 gr de chocolat), Côme nous prépare des cookies et j’accompagne ces desserts d’une crème anglaise maison.


Notre plus grande frustration est l’absence de pêche : malgré les tentatives quotidiennes de Camille, aucune dorade ne semble être attiré par notre leurre.






Mercredi 18 septembre, Côme me réveille à 8h pour le changement de quart puis se recouche. J’assiste alors seule à un magnifique lever de soleil.

A travers les nuages rosés, j’aperçois un bout de terre : Porto Santo enfin ! Malgré nos superbes activités variées, je commençais à trouver le temps un peu long. Un banc de dauphins m’accueille !

Nous arrivons dans le petit port de Porto Santo vers 13h.


Arrivée à Porto Santo !


Nous contacter : 4matelots@gmail.com

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