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Un confinement bien rythmé

Comme en Métropole, le confinement en Martinique a débuté le 17 mars.


Il a commencé entourés de nos familles : les parents de Côme et Eymard, le frère de Côme ainsi que Antoine et Sibylle, mon frère et ma sœur.

Nous nous sommes ensuite retrouvés tous les quatre à bord de Kerwatt. Nous avons mis l’ancre dans une petite baie sur la côte Est de la Martinique, en face du village des Anses d’Arlet. C’est un petit village très mignon avec une jolie église.



Les règles de confinement sont les mêmes qu’en métropole. Nous avons le droit de poser le pied à terre uniquement pour faire le plein d’eau et de nourriture et munis d’une attestation. La navigation et les activités nautiques sont interdites sauf si c’est pour rejoindre le port pour avitailler. La gendarmerie rode quotidiennement en zodiac et en hélico pour vérifier tout ça ! Nous avons eu un témoignage de navigateurs partis péchés au harpon, ils sont rentrés avec un poisson à 135€ ! Ils nous ont fait concurrence sur le prix au kilo du poisson pêché (en prenant en compte tous les leurres perdus et notre unique petite dorade pêchée, on est dans la compet' !)

En Martinique, nous avons beaucoup de chance car la baignade est tolérée pour les navigateurs habitants sur leur bateau. Nous avons eu des retours d'amis en Guadeloupe pour qui la baignade était interdite.


Kerwatt confiné !

Pour limiter les risques, nous nous sommes organisés un peu comme lorsque nous partons en navigation : nous faisons les courses en avance pour 10 jours et chargeons Kerwatt en eau. Tous les 10 jours, nous faisions des allers retours entre notre mouillage et le port du Marin


Opération poubelles-courses tous les 10 jours

Pour nous motiver, nous nous sommes fait un programme pour avoir des journées bien rythmées !


Voilà les 24 heures type à bord de Kerwatt pendant le confinement :

8h15 : le réveil sonne à bord de Kerwatt : chaque jour, un matelot est responsable du réveil et de la préparation du petit déjeuner.

9h30 : Nous commençons notre journée de télétravail.

Nous avons différentes choses à faire :

- Montage vidéo : c’est un travail long et laborieux mais nous sommes tout contents quand nous arrivons à faire des petits effets qu’on ne tarde pas à partager avec les autres matelots !

- Tenter quand bien que mal de continuer notre mission d’étude sur l’autonomie énergétique de la Martinique et de la Guadeloupe. Nous demandons pour cela, des visites de sites à distance

- Écrire les articles pour l’association l’Enfant à l’hôpital, certains profs continuent d’envoyer nos articles à leurs élèves

- Réfléchir à la préparation de la transat retour

- Avancer sur la rédaction de nos newsletters



11h : Baignade générale ! Nous sautons à l’eau pour nous rafraichir et nous allons voir les coraux situés à côté du voilier.


13h : Déjeuner ! Comme en mer, chaque jour, un matelot est responsable de la cuisine et nous régale.


14h30 : Nous nous remettons au travail


17h30 : La journée de travail est terminée, place au sport. Nous commençons souvent avec un peu de natation.

Nous nageons jusqu’aux coraux puis nous revenons sur Kerwatt pour notre séance de cardio/musculation.

Côme et Paul s’entrainent pour avoir de gros biscoteaux. Ils font beaucoup de pompes et de tractions. Côme se surnomme « Coco gros biscoteaux » et Paul « Paulo en route vers les abdos ».

Pendant ce temps là, Charlotte et Camille suivent un entrainement de cardio à l’aide des vidéos d’une coach sportive (Sissi Mua pour les connaisseurs)


18h30 : Nous nous retrouvons tous les quatre pour une partie de jeux de société. Nos jeux préférés : Catane, le 7 Wonders et le Pandémic qui n’a jamais été autant d’actualité.


20h : C’est l’heure du diner pour les 4 matelots ! Chaque soir, un matelot est responsable de l’animation du diner. Il décide de faire soit un petit jeu : des quizz ou bien des énigmes soit de préparer un petit exposé sur un sujet qui l’intéresse comme la conquête de l’Amérique ou bien l’histoire du sport ou bien un petit cours d’œnologie.


23h : Tout le monde au lit !



Ces 8 semaines un peu particulières ne nous ont pas empêché de fêter deux grands évènements venus pimenter notre routine !


Dimanche 13 avril : Pâques.

L’objectif de la journée fut de recréer un tableau de Noël Coypel sur Kerwatt. Ainsi, malgré une fête un peu particulière sans messe ni famille et confinés, nous avons réussi avec un peu d'imagination à revivre la joie de Pâques ! Nous avons mangé un délicieux bœuf bourguignon avec des frites maison, grande spécialité de Côme !





Mercredi 22 avril : les 23 ans de Côme

Et oui, Côme est le deuxième matelot à passer le cap des 23 ans ! Nous avons malheureusement dû annuler le grand gouter prévu depuis des mois mais nous nous sommes rattrapés avec des mets dignes des plus grands chefs.






Camille