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Sauts de puces entre Gijon et Vigo

écrit par Paul

Après notre traversée du Golfe de Gascogne réussie, nous nous réveillons dans un port de plaisance de la zone commerciale de Gijón (qui ressemble étrangement à port 2000 au Havre), ce n’est pas l’accueil le plus chaleureux qui soit, après avoir passé des jours en pleine mer. Nous décidons donc rapidement d’aller à l’autre port de plaisance de Gijón qui est au cœur de la vieille ville. Cette escale nous a permis de nous donner un aperçu de notre nouveau rythme de vie de cette année : faire les papiers d’entrée dans le pays, se faire à nouveau réveiller par les douanes, s’occuper de l’avitaillement, mais aussi se balader dans la ville, mesurer les talents linguistiques de Camille et Paul en espagnol, boire de la bière locale…



Mais cette escale à Gijon est surtout l’occasion pour nous d’attendre la bonne fenêtre météo pour passer le cap Finisterre (sur la pointe nord-ouest de l’Espagne). En partant de Bretagne, nous espérions pouvoir passer ce fameux cap dans la foulée de notre traversée du Gascogne, et même peut-être continuer à descendre plus au sud vers le Portugal.



les ruelles de Gijon

Cependant durant les 15 premiers jours de septembre plusieurs coups de vent (vent établi supérieur à 25-30 nœuds) se succédaient au niveau du Cap Finisterre avec pratiquement aucune interruption. C’est pour cela que nous avons mis en place la stratégie de ‘sauts de puce’ : faire des petites navigations de 24h (environ 150 miles nautiques) en allant de mouillages protégés à mouillages protégés pendant les courtes accalmies de vent. Ainsi, vous pouvez voir sur notre trace un arrêt à La Corogne et un autre à Vigo pendant quelques jours à chaque fois pour attendre la bonne fenêtre.


Les conditions étaient changeantes pendant ces courtes navigations, elles pouvaient être :

- un peu sportives avec 20 nœuds de vent établis et 2-3 mètres de vagues, l’occasion idéale pour nous d’essayer notre trinquette neuve (voile deux fois plus petites que le génois à mettre à l’avant), comme au départ de Gijon ;

- ou bien avec très très peu de vent (ce qu’on appelle aussi la pétole, dans le jargon des voileux) au large du cap Finisterre, l’occasion pour nous de voir des dauphins par dizaines et de jouer à des jeux de sociétés.




A La Corogne, nous avons profité d’une plage pour tester la planche de Camille et de Côme que nous avons apporter pour le tour : les séances pour nos véliplanchistes du côté des Antilles s’annoncent très prometteuses ! A Vigo, nous étions dans un mouillage très protégé, en face d’une merveilleuse plage de sable fin de… nudistes. C’est un peu gêné et en ‘textile’, que nous débarquions à terre pour nos petites excursions.







Nous contacter : 4matelots@gmail.com

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