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Préparation de la transat au Cap Vert

écrit par Paul


L’année 2020 des 4 matelots s’annonce riche en découvertes et en nouvelles expériences : nous allons traverser deux fois l’Atlantique à la voile !

Cette année 2020 commence de la plus belle des manières avec une soirée à bord de Tyflod, l’ovni 450 de notre ami Patrick. Sa femme, Claudie, vient tout juste d’arriver de Saint-Malo avec des coquilles Saint-Jacques fraiches pêchées le 29 décembre pour être dégustées le soir du réveillon : ce repas typiquement breton, 4 mois après notre départ est royal ! La suite de la soirée se passe dans les rues de Mindello, entre les différentes scènes de concerts. L’ambiance est géniale, que ce soit des retraités ou des enfants de 6 ans, tout le monde danse dans les rues jusqu’à tard dans la nuit (ou tôt dans la matinée !).



Le lendemain matin, le 1er janvier, nous sommes réveillés par le flux presque incessant de voiliers qui partent en transat. En effet il y a une bonne fenêtre météo à prendre et les opportunistes avancent leur départ de quelques jours pour partir avant que la fenêtre ne se referme. Kerwatt et nous, ne sommes pas encore prêts, ni physiquement, ni psychologiquement, donc nous préférons ne pas précipiter le départ, et profiter du Cap-Vert quelques jours de plus.


La prochaine fenêtre météo devrait avoir lieu une semaine plus tard. Nous profitons de ce temps pour nous mettre à jour des vidéos à monter, des newsletters à envoyer, et aussi visiter une autre île du Cap-Vert. Très célèbre pour ses vallées encastrées, son agriculture en terrasse optimisée au mètre carré près, sa végétation dense, ses reliefs abrupts, ses volcans et cratères imposants, sa côte sauvage, ses fruits exotiques et sa production de café : nous allons à Santo Antao.


Santo Antao

Cette île, réputée pour être le paradis des randonneurs, est située en face de Sao Vincente où nous sommes mouillés avec Kerwatt. Mais la côte n’offrant aucun mouillage protégé, nous suivons les conseils des autres navigateurs ayant visités l’île : laisser le voilier dans la baie de Mindello et aller à Santo Antao en ferry.




C’est non sans un pincement au cœur que nous laissons Kerwatt derrière, pour partir à la découverte de l’île. Une fois sur place nous pouvons enchainer les randonnées toutes plus belles les unes que les autres, que ce soit dans la vallée de Paul, sur le cratère du volcan Cova, ou sur la côte entre Punta do Sol et Cruzinha. L’ambiance dans les villages que nous traversons est très agréable, nous pouvons gouter le café produit localement et différents jus à partir de maracujas particulièrement savoureux.



Après ces deux jours de changement de rythme et de défoulement pour nos petites jambes, nous sommes en pleine forme pour préparer la transat. Comme d’habitude, nous avons une to-do list à rallonge : brainstorming sur les 40 menus avec et sans frais de la transat, cambrioler le marché de fruits et de légumes de Mindello, faire le plein de 250 L d’eau en bidon et le plein de gasoil, nettoyer de fond en comble le bateau, laver le linge, check de l’électronique, check du moteur, check du gréement, installer des freins de bôme, imprimer une cinquantaine de photos de la première partie du tour pour décorer l’intérieur de Kerwatt, préparer les quatre premiers repas (car le début de la navigation sera un peu sportive), fêter les 23 ans de Camille pour le départ en transat…



Depuis quelques jours le départ est prévu pour le 10 janvier, le jour de l’anniversaire de Camille, son cadeau est de partir en transat, c’est plutôt original pour fêter un anniversaire, non ? La veille nous nous couchons tôt, impatients à l’idée de partir à l’assaut de la traversée d’un océan le lendemain. Je me réveille à 6 heures à cause de la forte excitation que procure ce départ, j’en profite pour faire une dernière longue balade à terre, prendre une dernière douche et acheter des petites viennoiseries. Après avoir pris un bon petit déjeuner, il nous reste une dernière case à cocher de notre liste de chose à faire : faire la « clearance » auprès des autorités portuaires pour sortir du pays. Le seul problème, c’est que nous y restons bloqués quelques heures car une dizaine de bateaux ont choisi la même fenêtre météo que nous, et les fonctionnaires sont complètement débordés par la surcharge de travail. Quand nos papiers sont enfin en règle, il est 15 heures, or le début de la navigation de la transat a lieu dans un couloir à effet venturi entre les îles de Sao Vincente et de Santo Antao où il y a 35 nœuds établis. La perspective de naviguer de nuit dans ce couloir de vent alors que les 48 premières heures de navigation s’annoncent déjà sportives (la perturbation qui avait déjà retardée notre départ est présente quelques heures de plus), ne nous enchante guère. En plus, sur une navigation de 2-3 semaines, nous ne sommes pas à une journée près ! Nous décidons donc de décaler une nouvelle fois notre départ pour le 11 janvier matin.

Nous contacter : 4matelots@gmail.com

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