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Fin de l'aventure des 4 matelots dans le Saloum

écrit par Paul


Après six semaines intenses de chantier à creuser des tranchées, percer des trous, visser des dominos, cimenter les murs troués, faire une journée de pirogue pour aller chercher des rondelles de huit à Ndangan, assembler les structures des panneaux solaires… Les habitants de Moundé ont organisé une grande fête d’inauguration pour l’installation.


La journée d’inauguration a commencé par des prières récitées par des élèves de l’école arabe au pied de la maternité avec l’imam du village. Les prières étaient dites pour la longévité de l’installation et nous remercier de notre implication pour le développement du village. A la fin de leur prière, ils se sont tous précipités pour manger du « lard », un mélange de farine de mil et de lait caillé préparé par Khady. Elle nous a expliqué que lorsque les enfants en mangent, ils sont contents, donc leur prières ont un meilleur impact.


Pour le diner de fête, nous avons pu gouter un « méchoui » à la Sénégalaise : c’est un mouton qu’ils font mijoter longtemps dans des marmites avant de le cuire à nouveau en barbecue au feu de bois. Pour nous ce n’était pas n’importe quel mouton, c’était Moussa le mouton. Il a passé la matinée avec nous pendant la fin du chantier, à bêler, avant d’être égorgé en début d’après midi par le « boucher » du village et vidé avec l’aide de Côme et moi-même. Vous pouvez voir la succession d’état de Moussa le mouton en une seule journée sur les photos…



Charlotte et Camille ont également aidé les femmes Sénégalaise à la cuisine : elles ont préparé le méchoui et des kilos de frites pour le diner.

Le soir, avant de commencer la fête, nos amis du comité de santé nous avaient fait une petite surprise : ils nous ont offert des habits traditionnels, que nous avons pu porter pendant la soirée. Comme Charlotte et Camille s’étaient coiffées avec des tresses pour l’occasion, on ressemblait presque à des véritables habitants de Moundé.


avec Seynabou notre cuisinière préférée, Patrick, Seynabou la trésorière et Awa la maitresse de maternelle

avec Khady, l'infirmière et sage-femme de Moundé

La fête commença après le coucher du soleil. Presque toutes les femmes et tous les enfants du village étaient là. Réunis en cercle autour d’un feu, l’imam et le chef du village (c’est notre Doudou national) ont fait des beaux discours, d’abord en sérère puis traduits en français. Ensuite c’est une bataille de danse qui a commencé : cinq femmes jouaient des percussions pour mettre du rythme ; et une femme après l’autre dansait au centre avec un rythme fou. Charlotte a été la première à les défier sur le danse-floor (composé de sable), et elle s’en est sorti avec des honneurs. Ensuite ça a été au tour de Camille de danser, c’était un peu plus laborieux, mais le pire c’était de loin Côme et moi-même : on ne peut pas vraiment qualifier ce qu’on faisait de « danse ». En tous cas, on s’est tous les 4 bien amusés pendant la soirée !



Après cette belle fête d’inauguration, nous avons visité d’autres villages du Siné Saloum : en effet, à part Moundé, nous ne connaissions pas grand chose d’autre de cette belle région dans laquelle nous avons passé 6 semaines. Ainsi, nous sommes allés à Diogane en une heure de charrette à cheval (elles vont quand même beaucoup plus vite que les charrettes à âne qui sont réservées pour les petits trajets).



Là-bas, nous avons été accueilli par Salib, le fils du chef du village. Nous avons eu un long débat avec lui concernant la polygamie. Au Sénégal la polygamie est autorisée et même bien vue dans certains endroits, et Salib nous a expliqué qu’un homme qui avait les moyens financiers se devaient d’avoir deux, trois, voir quatre (c’est le mieux ça) femmes. Il nous a laissé un peu dubitatif…


Enfin, nous avons donné nos dernières recommandations aux habitants en charge de l’entretien de l’installation et nous avons fait nos adieux à nos amis du village, pour faire cap vers le Cap-Vert.