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Arrivée et accueil dans le Sine Saloum

écrit par Paul

Notre mission au Sénégal consiste à électrifier le poste de santé de Moundé, un village du Siné Saloum. Cette région est un delta fossile : le fleuve Saloum a cessé de s’écouler et c’est la mer qui l’a remplacé à l’intérieur des terres. C’est un endroit très reculé où peu d’infrastructures ont été mises en place par l’état. La meilleure façon de se déplacer entre la multitude de boulons est la pirogue à moteur ou le voilier. L’association Voiles Sans Frontières (VSF) qui y intervient depuis une vingtaine d’années a de nombreux contacts sur place et connait très bien la région. Nous sommes donc partis dans ce cadre, ce qui nous a permis d’avoir des renseignements quand à la navigation dans cette zone compliquée (il y a de nombreux bancs de sable qui se déplacent d’années en années), et aussi les contacts sur place (le fournisseur du matériel solaire, la sage femme du poste de santé) bien avant notre arrivée.


A 5h30 le jeudi 7 novembre, les matelots se réveillent et préparent Kerwatt à quitter Dakar pour se diriger vers le Sine Saloum. Une navigation de 60 milles nautiques les attend, réputée pour être dense en pirogues et en filets, il faudra être vigilant !


Nous décidons d’être minimum à deux sur le pont en permanence pour avoir une veille attentionnée. La navigation se passe bien, mais la pétole s’installe en début d’après-midi et nous sommes contraint de naviguer au moteur pour arriver avant la nuit à destination. Alors que nous apercevons les premiers minarets du Sine Saloum au loin, nous nous retrouvons d’un coup dans un véritable champ de filets : ils sont partout, devant, derrière, sur les côtés !

La tension monte : rentrer dans un filet alors que le moteur tourne peut-être fatal pour l’hélice… Après avoir fait demi-tour plus d’une dizaine de fois pour éviter de rentrer dans un filet au dernier moment, nous réussissons à nous engager dans le chenal d’entrée du Saloum.

Notre trace sur Navionics : pas mal de zigzag pour éviter les filets

Nous arrivons à Djiffer pour le coucher du soleil, bien fatigués par cette navigation compliquée et heureusement sans encombre.








Le lendemain matin, nous avons rendez vous avec Seydou, un employé Sénégalais de VSF qui connaît toutes les subtilités de la navigation de cette région. Il prend la barre de Kerwatt, nous parle des traditions culturelles des villages alentours, des spécialités épicées, de lutte Sénégalaise, de polygamie… et nous amène au mouillage à côté de Moundé où nous hivernons le bateau pour les deux mois que nous passons perdus au milieu de la mangrove.



Nous avons rendez-vous en fin d’après-midi avec les membres du comité de santé pour commencer à appréhender le travail que nous avons à réaliser. C’est un homme en costard trois pièces blanc qui nous accueille sur le débarcadère.

Il s‘appelle Doudou, c’est le chef du village, le contact de VSF sur place, l’animateur du club des enfants et enfin le président du comité de santé de Moundé. C’est Doudou qui nous accueillera tous les jours de notre chantier et qui nous facilitera la vie dès que nous avons un quelconque besoin logistique. Nous rencontrons aussi Seynabou, la cuistot qui a toujours le sourire : elle nous fait découvrir toutes les spécialités du Sénégal à base de poissons et crevettes pêchés le jour même.



Ces premiers jours, avant l’arrivée du matériel, nous permettent de faire connaissance et de nous organiser pour le chantier à venir…

Nous contacter : 4matelots@gmail.com

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